Note publique d'information : L’anthropologie filmique trouve son fondement dans l’utilisation du cinéma comme outil
d’exploration de la réalité du fait de l’observation qu’il en permet. C’est cette
option d’exploration cinématographique qui s’applique ici à l’élément le plus informel
et le plus sensible de notre réalité : ce que nous appelons l’ambiance. L’ambiance
est définie comme l’expression des interactions existantes dans les situations de
communication que sont toutes les situations humaine. Cette définition reprend l’approche
systémique pour une logique de la communication proposée par l’école de Palo Alto.
Ce sont donc les principes de rétraction, d’équifinalité et de totalité, attachés
à la notion d’interaction et la recherche d’une participation de niveau analogique,
niveau de la communication où elles s’expriment, qui vont orienter la stratégie de
réalisation. Pour que l’ambiance soit sujet de l’énonciation cinématographique au
lieu d’apparaitre comme un fonds nécessaire a l’activité, il faut pouvoir adopter
une stratégie filmique ayant pour fil conducteur la communication analogique de la
situation, les activités et leur présentation n’étant que le prétexte formel pour
y accéder. Une telle stratégie ne peut se permettre que dans une dynamique de renvoi
réflexif entre le système d’appréhension dont elle est issue et le film qui en est
le résultat observable. Ce renvoi s’effectue par la réduction des données compréhensives
de l’ambiance et du mécanisme cinématographique, spécifiées par la culture intéressée,
au niveau des choix que pose la réalisation filmique. Le film de restitution d’ambiance
joue alors deux rôles. Il nous invite au spectacle d’une ambiance donnée où l’énonciation
cinématographique en permet une perception plus stable et plus présente que dans la
réalité. Il confirme, par la validation qu’il réalise du système réflexif liant ambiance
et cinéma, l’opérationnalité de celui-ci pour l’exploration du niveau analogique des
activités humaines ou s’expriment les interactions qu’elles réalisent entre l’homme
et sa culture.
Note publique d'information : Visual anthropology is making use of the as tool to explore reality because of the
observance it permits. It is this option of cinematographic exploration that applies
here to the most sensible and uncategorical element of our reality: that we call environment.
The environment is defined as the expression on the interaction existing in communication
situations so is every human situation. The definition takes again the systemic approach
for “pragmatics of human communication” proposed by the school of Palo Alto. So the
principles of feed-back, equifinality and totality, fastened to the meaning of interaction,
and the pursuit of a share in an analogical way, way of the communication in which
they express themselves, are going to guide the strategy for the movie realization.
In order that environment might be the subject of the cinematographic enunciation,
instead of appearing as the necessary back-ground for the activity, we must be able
to choice a filmic strategy using the analogical communication as a guide, activities
and their showing being only the categorical pretext to have access to it. Such a
strategy is possible only with dynamics of reflecting referring between the understanding
system it precedes and the film which is its obvious result. This referring is the
action of the reduction in the understanding data for the environment and for the
cinema, on a par with choices, specified by the interested culture that put the filmic
realization. So the film making restitution of environment has two registers. First
it requests us to the sight of a specific environment for which the cinematographic
enunciation permits a most durable and present perception than the one the reality
gives. Second it confirms, because of the validity it gives to the understanding system
linking environment and cinema, the usefulness of this one to explore the analogical
level of human activities revealing the interactions they realize between humans and
their culture.